Préservation et restauration des milieux naturels
Nos interventions en milieux naturels, en Bretagne, s’inscrivent dans une démarche de préservation de l’environnement et de la biodiversité.
Nous participons notamment à des opérations de restauration, comme au sein du Parc naturel régional d’Armorique, en contribuant à la réhabilitation d’habitats favorables à la régénération naturelle.
Programme LIFE Landes d’Armorique
En Bretagne, le programme LIFE Landes d’Armorique vise à restaurer des parcelles agricoles abandonnées depuis plus de 20 ans. Après les incendies de 2022, ces interventions sont devenues essentielles pour sécuriser les chemins pédestres, les passages VTT et réduire les risques d’incendie.
Sur le terrain, le travail consiste à rouvrir les milieux envahis par les herbes hautes, les genêts, les aubépines et les fougères. Un premier passage au broyeur forestier permet de dégager la végétation, avant une étape d’épierrage destinée à retirer les pierres cachées sous la fougère. Un second passage au broyeur vient ensuite affiner la remise en état des parcelles.
Ces chantiers demandent une grande précision. Les terrains sont souvent accidentés, pierreux et parfois en pente. Les équipes doivent également respecter les zones protégées, les zones humides et les périodes sensibles pour la biodiversité. Les interventions sont donc réalisées uniquement entre le 15 août et la fin octobre, après la période de nidification.
En restaurant ces espaces ouverts, le programme contribue à préserver la biodiversité des landes bretonnes, tout en limitant les risques naturels. Ces milieux servent de refuge et de zone de nidification pour la faune locale, et leur entretien permet de maintenir un équilibre écologique précieux.
Le programme LIFE Landes d’Armorique illustre ainsi l’importance d’une gestion raisonnée des milieux naturels : une intervention technique et respectueuse de l’environnement.
Le projet Life Avaloirs
Nous avons participé au programme de restauration écologique mené par le Parc naturel régional Normandie-Maine et le département de la Mayenne, visant à préserver les landes et tourbières.
Ce type de chantier s’inscrit dans une démarche de sauvegarde d’habitats essentiels pour certaines espèces protégées, comme le Busard Saint-Martin ou l’Engoulevent d’Europe, présents sur le Mont des Avaloirs et la Corniche de Pail.
Les travaux consistent à maîtriser la végétation envahissante, principalement les pins et les bouleaux, qui freinent le développement des landes et peuvent, à terme, les dégrader.
Sur les zones accessibles et denses, une pelle équipée d’un sécateur hydraulique assure la coupe et la mise en tas, tout en préservant les secteurs encore riches en bruyère.
Dans les zones les plus sensibles, une équipe de bûcherons intervient manuellement pour l’abattage et le débardage, à l’aide de petits treuils et d’un Chaptrack, afin de limiter l’impact sur les sols.
Lorsque les conditions l’exigent, le débardage à cheval est privilégié. Cette technique douce permet d’extraire les bois dans les secteurs les plus fragiles, inaccessibles aux engins, tout en respectant l’intégrité des milieux naturels.
L’ensemble des interventions est réalisé hors période de reproduction, afin de préserver la faune et de respecter les enjeux de biodiversité.
Entretien des tourbières de la ville de Quimper
Dans le Finistère, la ville de Quimper nous a confié l’entretien de plusieurs zones humides, notamment Stang Zu, le Bois d’Amour et Kerogan.
Ces milieux naturels abritent une biodiversité riche et sensible, avec la présence d’espèces protégées telles que la Drosera rotundifolia (plante carnivore) ou encore les touradons de Carex.
Afin de préserver ces habitats et de maintenir les continuités paysagères, notamment les vues sur l’Odet, des interventions ciblées ont été réalisées. Elles consistent à maîtriser la végétation envahissante (arbres morts, cépées, semis) afin de restaurer la luminosité des zones humides.
Dans une démarche respectueuse des sols et des milieux fragiles, une partie des travaux a été réalisée à l’aide d’un cheval de trait, limitant ainsi l’impact des interventions sur ces espaces naturels sensibles.
Chantier ONF
En Bretagne, la fougère aigle peut coloniser rapidement le sous-étage des forêts, notamment en sols acides, créant une pression importante sur la régénération naturelle des peuplements forestiers.
Les jeunes plants sont alors soumis à une double concurrence :
● Concurrence aérienneLa densité du couvert de fougères limite l’accès des graines au sol et freine leur germination. Les rares semis qui émergent subissent un déficit de lumière et peinent à se développer. En période estivale, l’affaissement de la fougère accentue encore cette pression sur les jeunes plants.
● Concurrence racinaireDotée d’un système racinaire très développé, la fougère aigle déploie un réseau de rhizomes occupant une grande partie des premiers centimètres du sol. Cette forte densité limite l’accès à l’eau et aux ressources pour les semis, compromettant leur installation.
Dans le cadre de la gestion forestière en Bretagne, l’Office national des forêts nous a confié des opérations de lutte contre la fougère aigle afin de favoriser la régénération naturelle, notamment sur des peuplements de pins sylvestres. À l’aide d’une pelle mécanique équipée d’un râteau, nous réalisons un travail de décompactage du sol jusqu’à 40 cm de profondeur, permettant l’extraction des rhizomes et de la biomasse aérienne et souterraine.
Le pied des arbres est préservé afin de ne pas endommager le système racinaire. Les résidus sont ensuite disposés en andains réguliers, qui, après décomposition, participent à la structuration des futurs cloisonnements d’exploitation.